Pauline Caron, une animatrice de la vie culturelle couronnaise

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Pauline Caron, une animatrice de la vie culturelle couronnaise

  

Issue d’une famille d’officiers de marine, Pauline ANDRÉ-FOUET est née le 30 juin 1872, à Marseille bien que d’origine bretonne. Très jeune elle se passionne pour la musique, devient une pianiste confirmée dont le talent est reconnu. Mais le théâtre l’attire également et, à Lorient, elle dirige avec son frère une troupe d’amateurs.

Elle épouse Gaston CARON, fonctionnaire des finances en poste à Luneray.

C’est en 1919 que le couple arrive à Grand-Couronne et s’installe avec ses cinq enfants rue du Clos-au-blé, dans une vaste propriété qu’on désignera plus tard sous le nom de propriété Caron.

Très vite, elle veut faire partager sa passion artistique et ouvre la “première école de musique” de la commune, enseignant le piano, le solfège et le chant. Voulant associer la musique et le théâtre, elle fonde le groupe d’art dramatique “Estudiantina”. Avec cette troupe d’amateurs qu’elle dirige avec intelligence et à laquelle elle insuffle sa passion, elle monte des spectacles ambitieux dont plusieurs opérettes dont :

-  la fille de Madame Angot ;

-  les cloches de Corneville ;

 - la cocarde de Mimi Pinson.

 

Estudiantina

Grâce à Mme Caron, de nombreux jeunes de Grand-Couronne ont pu s’adonner avec plaisir à une activité artistique exigeante, certains se révélèrent d’ailleurs de véritables artistes. Le 28 mai 1953, le ministre de l’Éducation nationale lui décerna les palmes académiques pour soixante ans de services rendus à l’éducation artistique. Ne voulant pas d’hommage officiel, elle reçut cette distinction, le 5 septembre 1953, dans l’intimité de sa maison, entourée de toute sa famille, de quelques amis et d’élus dont le maire, Camille Robert.



Madame Caron a réussi à concilier ses charges familiales et à faire partager sa passion pour la musique et l’art dramatique. Elle compte encore des descendants à Grand-Couronne.

Thérèse Boulanger

Pour en savoir plus sur le groupe Estudiantina, consulter l’ouvrage « 1914-1939, quand le village devient ville » de la Société d’Histoire.