Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny

Publié le

Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny
Album - Tableaux de l'exposition Xavier Boutigny

Publié dans album

Partager cet article

Repost 0

Qui sommes-nous ?

Publié le

 

Adresse et permanence (le vendredi après midi) de la société :

espace Daniel Carmon, Place Aimé Césaire (ancienne maison Noblet près de l'Avant-Scène) tel. 02 35 69 37 85

 

e-mail

stehistoire.grandcouronne@orange.fr

 

Président-fondateur

René LEFEBVRE

 

Présidente

Thérèse BOULANGER
5, allée Jacques Villon
76530 GRAND-COURONNE
tél : 02 35 67 73 45
e-mail : abelboulanger@orange.fr
 

Secrétaire

Liliane POTEL
16, rue Amédée Lefebvre
76530 GRAND-COURONNE
tél : 02 35 67 75 83
 

Trésorerie

Christian STEPHAN  
8, rue Édouard Branly 
tél : 06 80 62 14 86

e-mail : cm.stephan@bbox.fr

 

 

 

 

 

Publié dans La société

Partager cet article

Repost 0

Exposition Xavier Boutigny

Publié le par societe-histoire-grand-couronne.over-blog.fr

La Société d'Histoire et la Municipalité de Grand-Couronne organisent une exposition de toiles de Xavier Boutigny (1870-1930).

Xavier Boutigny était un peintre couronnais, membre de l'école de Rouen et post-impressionniste.

Il a peint de nombreuses oeuvres des bords de seine et aussi deux fresques dans l'église de cette ville.

  boutigny

Publié dans expositions

Partager cet article

Repost 0

Album - Fête-des-associations-2011

Publié le

Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.
Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains  des panneaux exposés.

Le 24 septembre 2011, dans le cadre de la fête couronnaise des associations, la société d'histoire couronnaise exposait une étude sur différents quartiers de sa commune. En voici les photos de certains des panneaux exposés.

Publié dans album

Partager cet article

Repost 0

Conférence théâtralisée : pour saluer Jaurès

Publié le

 

Si vous voulez passer un bon moment en connaissant un peu mieux l’histoire sociale de notre pays, la ville de Grand-Couronne, la Société d'Histoire de Grand-Couronne et l'IHS-CGT vous invite à cet évènement à Grand-Couronne :

Conférence théâtralisée : Pour saluer Jaurès

Par Pierre Largesse
Historien, Vice-Président de l’Institut d’Histoire Sociale-CGT 76

Avec la participation de Jean Joulin, Claudine Lambert, Daniel Lesur et Michèle Salen

Mardi 4 octobre 2011 à 20H30
à l’Avant-Scène de Grand-Couronne

Entrée Libre

affiche copie

Publié dans Conférences

Partager cet article

Repost 0

Album - Visite de la maison-sublime à Rouen

Publié le

Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen
Album - Visite de la maison-sublime à Rouen

Publié dans album

Partager cet article

Repost 0

XVIIIe siècle

Publié le

 

XVIIIe siècle

Si l'agriculture ne connaît pas d'évolution importante, on a pu parler « d'âge d'or » du textile à domicile. En effet, dans les campagnes autour de Rouen, des marchands de la ville distribuent la matière première (la laine essentiellement à Grand-Couronne) à des fileuses et des tisserands qui sur des métiers domestiques, réalisent la fabrication des fils et des tissus, récupérés ensuite par le négociant. En 1701 une famille peut ainsi gagner 43 sous par jour (15 pour le père, 8 pour la mère,5 pour chacun des quatre enfants). Apparemment la rémunération est meilleure que celle du journalier agricole. Dès février 1714 l'archevêque de Rouen se plaint : « on abandonne la culture des champs... et on ne peut plus trouver du tout de bûcherons pour façonner les bois... à cause de l'activité textile dans les campagnes ». 1721 : Des récoltes se font difficilement " avec beaucoup de peine et d'argent " pour la même raison. Si bien qu'en 1725, le Parlement de Normandie défend aux toiliers et passementiers d'envoyer leur coton à filer au dehors... afin d'empêcher les habitants de la campagne d'abandonner la culture des terres (recommandation suivie d'effet ?). Passé le milieu du siècle, la situation se détériore : l'aune de toile, payée huit sols aux ouvriers en 1750, l'est sept en 1751. En effet, on commence à, reconcentrer la production en ville. La signature, en septembre 1786, du traité de commerce franco-anglais plonge toute la région dans la crise économique : les tissus anglais, fabriqués avec de nouvelles machines, reviennent moins chers.

Quand, à la veille de la Révolution (1788), la commission intermédiaire lance une enquête sur le paupérisme,   le pessimisme est de  mise : à Grand-Couronne, qui a alors  260 feux (un peu plus de  1 000 habitants), on compte plus de 200 fileuses et toiliers, 7 vieillards et infirmes, 12 familles nécessiteuses, mais 200 chômeurs sont prévus.

Les impôts pèsent lourds dans l'accroissement de la gêne. Le siècle a été fertile en nouvelles contributions : la capitation, rétablie en 1701, qui devait permettre à l'État d'imposer les privilégiés et était établie suivant le degré de fortune, devient en réalité un simple supplément à la taille toujours en vigueur. En 1710 apparaît le dixième sur les propriétés, les offices et les revenus industriels et commerciaux ; levé de façon épisodique, il est supprimé en 1749 ; on le remplace immédiatement parle vingtième sur tous les revenus ; mais, dans les campagnes, le plus impopulaire de toutes ces décisions fut lerétablissement en 1738 de la corvée, tombée en désuétude, sous forme de temps de travail consacré à la construction des routes et à divers travaux publics, les plus aisés peuvent y échapper par le rachat (somme versée à la place du travail. En 1778, elle est convertie en une nouvelle prestation en argent ou en nature (fourniture de cailloux, d'empierrement ou de transport, etc.).

D'autres fléaux accablent les masses rurales. Les aléas climatiques sont toujours redoutés (le plus connu étant le "grand hiver" 1709-1710, "funeste", "féroce"), sources de crise alimentaire et d'inflation démesurée du prix des grains.

Il faut compter aussi avec les épidémies qui affectent le bétail. Dans un village où l'élevage est la plus rémunératrice des activités agricoles, presque tous les bestiaux de la paroisse de Grand-Couronne de la "donne" en 1716. Une autre épizootie ravage les élevages en .1770.

Aussi, entre les périodes de détente où les récoltes sont satisfaisantes (printemps et étés chauds entre 1711 et les débuts des années 1730) on connaît des années noires. Les comptes de la fabrique de l’église pour 1739 sont fortement affectés : « la pauvreté des habitants empêche que l'on ne loue les bancs (de l'église) ».

Aussi les Couronnais sont-ils de plus en plus pointilleux sur l'utilisation de leurs biens communaux. Les procès se multiplient contre les paroisses voisines pour faire pâturer leurs bêtes dans les prairies. Moulineaux est particulièrement en cause (procès d'août 1732 à 1740) : on nomme un gardien surveillant les intrusions à la rigole Bigot. Ce poste figure encore dans les comptes de 1770. L'État continue à prétendre à la possession des prairies, mais, prudent, il se « contente » de faire payer de lourdes taxes à la communauté « pour être maintenue et confirmée en la possession et jouissance des communes prairies » ! 600 livres en 1735, 500 en 1744, alors que ces terres ne rapporte à la paroisse que de 700 à 800 livres, ce qui incite de riches propriétaires à lui prêter de l'argent et leur permet d'encaisser de confortables intérêts.

La forêt de Rouvray qui mesure alors 4 000 hectares (7 960 arpents) semble sortir de sa séculaire désolation. Le dynamique garde-marteau des eaux et forêts de Rouen, Jacques-Nicolas Rondeau à l'idée (1731) de transformer les landes et bruyères et tous les terrains « vagues et abroutis » en plantation de pins sylvestres ou maritimes, à partir de graines achetées à Bordeaux. En 1740, le Conseil d'État décide que le traitement des feuillus se fera désormais en demi-futaie avec révolution de 25 ans. En 1750 est lancé un plan de repeuplement de 400 arpents en bouleaux (qui d'ailleurs dépérissent rapidement), puis de 300 chaque année. Mais la lutte n'est pas encore gagnée. En 1754, 3 000 arpents ne sont encore d'aucun rapport, à cause des déprédations et de coupes exagérées.

À l'intérieur du village, l'histoire « politique » est marquée par un interminable seigneurial qui se place, cette fois, sur le terrain juridique. Ce nouvel avatar débute en 1753 lorsque l'abbaye de Saint-Pierre-sur -Dives, possesseur du fief de l'Épinette., vend celui-ci au sieur Louis de Pommeraye, un riche Rouennais « écuyer, conseillé du Roy, maître ordinaire à la Cour des Comptes de Normandie », avec tous les droits qui y sont attachés. Guillaume Haillet de Couronne, seigneur de Petit-Couronne et titulaire de l'autre fief du village de Grand-Couronne, le fief Deshayes, refuse que Pommeraye se pare des prérogatives anciennement réservées à l'abbaye et qu'elle négligeait beaucoup. C'est l'affrontement, porté tout de suite par un procès qui n'a pas encore trouvé son issue en 1789. Requête, mandement, plaintes, factums, se succèdent auprès de juges qui ne semblent pas pressés de prendre parti entre jean-Baptiste Haillet et Nicolas de Pommeraye qui poursuivent la querelle de leurs pères.

Parallèlement, la vie villageoise s'organise de manière de plus en plus rigoureuse. Des assemblées d'habitants se réunissent pour examiner les comptes du receveur choisi parmi les notables, comme d'ailleurs le syndic qui les représente tous avec le curé. Les « petites écoles » sont tenues par le vicaire qui reçoit, en 1763, 220 livres par an. Date capitale : en juin-juillet 1787 est créée une nouvelle hiérarchie d'assemblées provinciales, mais aussi de paroisses. Naît ce qu'on n'appelle pas encore le conseil municipal. Curé et seigneur en font partie de droit, avec de trois à neuf membres (selon la population) élue par l'assemblée des habitants. On substitue le régime représentatif des municipalités à celui de quasi-démocratie directe des assemblées générales. L'élection de septembre-octobre porte à sa tête le syndic Guillaume Cave.

Au 18e siècle Grand-Couronne a vu apparaître de nouveaux bâtiments, par exemple la   « Maison blanche » en fait le lieu de résidence des Pommeraye, rénové dans les années 1780 ; le nouveau (et actuel) presbytère : au château du Grésil, la chapelle Sainte-Catherine bénie le 5 juillet 1734 ; des maisons bourgeoises comme celles du quatre rue Clemenceau achevée en 1765. Aux Essarts sont bâties des communs et la chapelle de la maison Saint-Antoine (1757). Par ailleurs en 1704, la chapelle Saint-Marc (alors sur le territoire de Moulineaux) est réunie à l'hôpital de Bourg-Achard. En ruine, et devenue « un asile de vagabond », sa démolition est autorisée en 1764. L'actuelle croix Saint-Marc est érigée en 1772.

L'église Saint-Martin, elle, est plutôt négligée : ainsi, ses chapelles Saint-Nicolas et Saint-Sébastien y sont interdites d'accès comme trop dangereuses, en 1739. Elle est « un peu découverte et une cloche (est) cassée », constate-t-on en 1752. L'argent manque ; ainsi un projet de « réparation urgente " à la nef, de novembre 1753, trouve-t-il sa concrétisation.

Enfin la ville de Bolbec ayant été, en juillet 1765, ravagée par un terrible incendie (800 maisons détruites), le Parlement interdit désormais de couvrir les maisons en paille ou chaume en agglomération (ce qui ne sera pas immédiatement appliqué à Grand-Couronne).

Partager cet article

Repost 0

La Révolution

Publié le

 

La Révolution

   

Cette période est extrêmement profuse en événements liés le plus souvent à la conjoncture nationale et aux décisions prises au plus haut niveau.

Si ces événements n’apportent pas de modifications capitales dans la vie quotidienne des habitants, le cadre dans lequel elle prend place, lui, est radicalement transformé. En une décennie, on assiste en effet :

À la disparition du système féodal des ordres, en place depuis des siècles.

L’Église perd l’essentiel de ses prérogatives : abolition des dîmes en août 1789, nationalisation de ses biens en novembre 1789, Constitution civile du clergé qui fait des prêtres des fonctionnaires recevant un traitement. Il leur est demandé de prêter serment, ce qui entraîne un véritable schisme.

À Grand-Couronne, le curé Caumont refuse, ainsi que son vicaire Godement, qui deviennent des “réfractaires”. Le vicaire Tournache, lui, accepte (26 décembre 1790) et devient curé à la place de Caumont en mars 1791.. Il est “jureur” comme le vicaire Heuvin, le 25 juin 1792.

L’état civil, jusque-là tenu par le clergé, est laïcisé: la date de naissance y remplace désormais celle du baptême. Le divorce est autorisé le 20 septembre 1792 mais, dans la commune, il n’y en aura qu’un seul durant la Révolution, prononcé le 1er juin 1799.

Caumont a été expulsé vers l’Angleterre, Godement s’est volontairement expatrié.

L’église Saint-Martin a d’ailleurs connu bien des vicissitudes au fur et à mesure que l’avancement dans la Révolution la faisait considérer comme un lieu de réaction: saisie des instruments sacerdotaux en novembre 1793, invasion de l’édifice le 10 février 1794. Saint-Martin se transforme même en Temple de la Raison (mars 1794) et devient le siège de la Société populaire. On y célèbre la Fête de l’Être suprême en mai. Le prêtre  renonce à sa fonction le 28 février 1794 et se marie en avril. Le calme reviendra après la Convention.

La nuit du 4 août 1789 a marqué l’abolition des privilèges. M. de Pommeraye perd tous ses droits de seigneur et doit renoncer à percevoir les revenus attachés à ce titre.

À la création d’une certaine démocratie locale

Dès décembre 1789, les anciennes divisions administratives si complexes disparaissent. Sont créées les structures encore en place actuellement: département, district (futur arrondissement), canton et commune. Grand-Couronne est rattachée au district de Rouen et au canton d’Elbeuf le 1er mars 1790. La commune passera dans le canton d’Oissel, puis dans celui d’Orival et ne deviendra elle-même chef-lieu de canton qu’en 1800.

Le conseil municipal est créé, un registre de ses délibérations aussi. Jacques Guillaume Cavé, ancien syndic, est élu premier maire de l’histoire de Grand-Couronne le 14 février 1790. Malheureusement, le suffrage censitaire a été institué: seuls votent les “citoyens actifs”, les plus aisés. Un tiers des Couronnais ne peuvent s’exprimer. Le suffrage universel masculin sera établi sous la Convention (septembre 1792 - septembre 1795), avant la réapparition du suffrage censitaire.

Il n’y a pas vraiment de mairie ou “maison commune”. On se réunit au début chez Pommeraye, puis chez un des conseillers, enfin dans un local qui donne sur la sente Guenet.

Des organismes nouveaux apparaissent: la garde nationale - formée à Grand-Couronne en septembre 1791 - à laquelle sont assujettis tous les hommes valides âgés de plus de 25 ans. Une Société populaire, un Comité de Surveillance (20 mars 1794) n’eurent qu’une courte durée de fin décembre 1793 à l’automne 1794.

On plante un arbre de la liberté qui meurt en 1797.

Dans chaque commune, la création d’un “garde-messier” (garde-champêtre) est obligatoire le 8 juillet 1795. Enfin, le territoire communal est, le 27 janvier 1791, divisé en quatre sections de terres labourables et cinq sections de prairies (ce qui est encore valable au XXe siècle).

Pendant le Directoire, le système de la commune cantonale sera mis en place. Chaque commune perd son conseil, élit un ou deux représentants (dits agents) qui se réunissent au chef-lieu du canton et, y prennent les décisions . Bonaparte fera disparaître cette innovation et rétablira les conseils municipaux.

De grandes difficultés sociales

Le 29 août 1789, une loi permet la libre circulation des grains; ce devrait être une bonne nouvelle pour une commune comme Grand-Couronne qui arrive toujours difficilement à assurer son auto-subsistance. Mais comme la période est marquée par plusieurs mauvaises récoltes dans la région (1788, 1789, 1794, 1795), nourrir la population devient un défi pour chaque municipalité. On y fait face en empêchant la spéculation (le pain est taxé dans la commune le 29 janvier 1791, en réquisitionnant les récoltes, en obtenant du district des droits d’achat sur les marchés d’alentour, par exemple au Neubourg le 2 juin 1793, à Bourg-Achard le 24 septembre 1793, à Frichemesnil en mai 1794 (où les envoyés de Grand-Couronne se heurtent à ceux d’Oissel, désireux eux aussi de s’y ravitailler), à Saint-Jean-sur-Cailly en juin 1794.

Ce système des réquisitions et les visites domiciliaires, effectuées par des commissaires nommés par la municipalité et destinées à vérifier l’état de leurs stocks, entraîne des désagréments pour les producteurs particulièrement en 1793 et 1794. On voit aussi des réquisitions de chevaux et de voitures.

Le chômage, la misère, les levées de troupes ( “en masse ” en août 1793), avec leur lot de désertion, les logements de militaires (mai 1794) créent un sentiment d’insécurité. Un passeport intérieur est créé le 28 janvier 1794, décerné par les municipalités, pour empêcher le vagabondage et permettre la surveillance des déplacements.

Le fameux bandit Duramé, qui sévit dans la région depuis 1789, se fait arrêter le 9 janvier1797 après avoir tenté de cambrioler un hôtel de Grand-Couronne. Ce sera là son dernier méfait.

À partir de l’An II (1793-1794) les guerres deviennent quasiment continues. En 1798, la commune compte 12 soldats de la première réquisition. Il y avait eu 27 volontaires en 1792 et 17 requis.

Des changements d’habitudes se préparent.

Ainsi, en avril 1795, le franc devient la monnaie nationale basée sur le système décimal. Sont abolis les séculaires denier, sou et livre.

Le système métrique unifie les mesures qui jusque là variaient d’une région à l’autre. Mètre, litre, gramme, etc devront être désormais utilisés.

Mais les nouvelles unités mettront très longtemps à être effectivement employés. Il faudra attendre le milieu du XIXesiècle et la généralisation de l’école pour que ces changements entrent vraiment dans les mœurs et que même des documents officiels cessent de parler d’acres, de sous ou de livres.

Au milieu du XXe siècle, on utilisera encore la pièce de 20 sous et au début du XXIe on achète encore une livre de beurre.

Partager cet article

Repost 0

Moyen Âge

Publié le

 

 

Moyen Âge

      

Le plus ancien document (un cartulaire de l’abbaye de la Trinité du Mont) où apparaît le nom de Couronne sous la forme Curtulmo, date de 1024 environ. À partir de ce moment, l’existence d’une communauté villageoise sera confirmée par des citations, dans des textes, de plus en plus nombreux au fil du temps. Grand-Couronne, Petit-Couronne et une partie de Moulineaux ne forment alors qu’une seule paroisse, autour d’une église située à Grand-Couronne. L’origine du nom Couronne semble bien être scandinave. Les formes que revêt cette appellation, latinisée dans les écrits, paraissent le prouver : Curtehulm, Curtehulmi, Corhulma, Corolme, Curulmum, Coronam proviendraient de Corholm signifiant “endroit frais, humide”.

La séparation des deux Couronne apparaît au 12e siècle dans les archives : “Corulmo minore”, “Magna Coroma”. “Molinelles” (Moulineaux) est cité dans un texte de 1066.

 

Il semble qu’une solide communauté se soit constituée très tôt à Grand-Couronne. En effet, vers 1150, l’impératrice Mathilde (qui apparaîtra ensuite sous le nom d’emperesse ou “reine” qu’elle n’a jamais été) fait don à la communauté du village de vastes prairies situées dans la partie basse du lieu. Les documents mentionnant cet événement semblent définitivement perdus, mais la légitimité de la possession collective ne peut être mise en doute. En effet, au long des siècles, la paroisse fut en but aux prétentions du pouvoir royal désireux de mettre la main sur ces terres. Des procès opposèrent le modeste village à la puissance royale en 1523 mais surtout à partir du 17e siècle : 1627, 1628, 1636, 1657. Son dossier devait être solide et bien documenté puisque le transfert à l’État ne se fit jamais malgré l’obstination de celui-ci. En 1815 une nouvelle tentative de la monarchie se termine par la reconnaissance par le baron Louis des droits de possession des “communaux” par le village. Mais ce n’est qu’en 1830 que ce litige prit définitivement fin. Au fil des siècles, une bonne partie des ressources de la paroisse, puis de la commune, provient des prairies; à certaines périodes, elles représentèrent plus de la moitié de ses revenus ! Une organisation précise, qui se maintint pour l’essentiel jusqu’à la disparition des “communaux” prévoyait deux types d‘utilisation: une période de l’année où les bêtes des tiraient des recettes de biens situés à Grand-Couronne. Les abbayes de Jumièges (1025), Saint-Ouen (1026), Fécamp (1035), les Sœurs lépreuses de Quevilly (1183), La Trinité du Mont, l’Hôtel-Dieu.

Au XIIIe siècle la paroisse comptait 120 feux soit environ 600 habitants pouvaient paître contre paiement d’une taxe, une autre où le foin était vendu. Ce système perdura jusque dans les années 1930-1940. Des Couronnais se souviennent encore que du foin fut distribué à la fin des années 1940.

 

Une église Saint-Martin fut élevée aux 11e-12e siècles. Elle fut remplacée par une autre au 13e siècle. Il subsiste de celle-ci le clocher, construit dans la deuxième moitié du siècle, et le chœur élevé au 14e siècle. La nef a été totalement refaite au 19e siècle.

   

Une autre construction voit le jour, probablement au 13e siècle : Le Manoir du Roi, ou manoir Fichon, situé à l’endroit où s’élève maintenant la mairie. Faisant partie du domaine royal, il vit passer momentanément Blanche de Castille, mère de saint Louis, en 1212, et vraisemblablement celui-ci vers 1250. Mais c'est surtoutPhilippe le Bel qui y fit plusieurs séjours en 1290, 1304, 1309, 1312, attestés par des décisions royales datées de Grand-Couronne, La forêt du Rouvray, giboyeuse, attirait ce gros chasseur. Une léproserie Saint-Marc fut édifiée au 13e siècle également vers Moulineaux. De nombreux établissements religieux  habitants.

   

La guerre de Cent Ans fut une épreuve pour la paroisse comme toutes celles entourant Rouen. Le 6 janvier 1357 les Navarrais de Charles le Mauvais, qui faisaient cause commune avec les Anglais, brûlèrent le Manoir du Roi, qui ne fut jamais reconstruit, l’impécuniosité du roi étant en cause. Seule, la chapelle Saint-Eustache, adjacente au manoir, fut épargnée. Dans le temps le site du Manoir et ses ruines furent vendus plusieurs fois, mais il garda son nom au moins jusqu’au 18e siècle.

Les défrichements opérés dans la forêt de Rouvray par les moines, dont ceux de Grammont et de Saint-Dominique d’Émenneville, sont attestés dès le 12e siècle. L’un d’eux portait le nom d’Essart Fichon, celui-ci étant le chef des archers de Philippe le Bel. Le hameau des Essarts lui-même est attesté sous ce nom en 1454. Là aussi la guerre de Cent Ans fit des ravages. Un aveu de 1399 par le fief des Essarts précise : “ …par les mortalités et fortunes …” sont les dites terres tournées en bocages, en ruines et en désert sauvage de fougères, de genêts et d’autres bois. De même, le cheptel agricole d’élevage avait fortement diminué par les rapines des pillards et des gens de guerre.

Durant le 15e siècle, se précisent les droits d’usage de la forêt (interdiction d’y mener paître les moutons, privilège d’y prendre du bois décerné à la paroisse, droits de chasse…). Les travaux d’aménagement du Marais se multiplient (mention du fossé Blondel en 1411).

Malheureusement, la guerre renaît, sporadiquement, avec son cortège de mercenaires avides de butin qui désolent la rive gauche de la boucle de la Seine. En 1418, “exploit légendaire” des hommes d’Henri V d’Angleterre qui font traverser par ses bateaux, à travers la forêt, cette boucle de la Seine de Grand-Couronne à Orival en les halant.

   

À la fin de la guerre de Cent Ans (1453) et des épidémies de peste, récurrentes depuis 1348, la paroisse de Hautot-sur-Seine, qui avait 200 habitants au 13e siècle, tomba à 30, puis atteignit 60 en 1471 ! Grand-Couronne fait alors partie des 57 paroisses qui appartiennent en fief au temporel de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives.

Partager cet article

Repost 0

Moyen Âge

Publié le par societe-histoire-grand-couronne.over-blog.fr

Vous pouvez prendre connaissance de ce nouveau texte " Moyen Âge " dans la rubrique : histoire de Grand-Couronne

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 > >>