Création de la société d'histoire de Grand-Couronne

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Création de la société d'histoire de Grand-Couronne

 

logo1Le 24 janvier 1991, huit personnes se réunissent chez Gérard Gillard et Françoise Morise, avenue Jean Jaurès pour parler de l’éventuelle constitution d’une société locale spécialisée dans les recherches historiques. En effet on déplore alors la quasi-inexistence d’études sur la ville et son passé, mises à part des articles de Charles Schneider sur les vestiges antiques et sur les seigneurs de Grand-Couronne et, plus anciens, les travaux inachevés d’Édmond Laporte à la fin du XIXe siècle. Les participants à la réunion souhaitent mettre fin à cette situation dans une ville qui, depuis une trentaine d’années, connaît un grand essor culturel.

Le 22 avril 1991, a lieu la réunion constitutive de la SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DE GRAND-COURONNE dont le premier bureau est élu. René Lefebvre en est le président et André Guérard le vice-président. On y décide l’adhésion immédiate au Cercle culturel communal et le lancement des premières recherches sur l’église Saint-Martin et la deuxième guerre mondiale. Cette réunion s’est tenue en présence de Daniel Fauvel, président de la Société Libre d’Émulation. Charles Schneider, membre de l’Académie de Rouen, accepte la présidence d’honneur. La société compte dix adhérents à l’origine.

Les buts de l’association

  • Recherche, conservation et constitution d’un fond de documents et d'une photothèque
  • Diffusion du résultat des recherches auprès du public
  • Initiation à la recherche historique

Ses moyens d’action

  • Publications diverses : livres, revues, brochures, articles
  • Édition de cartes postales
  • Interventions dans les écoles
  • Expositions
  • Concours
  • Visites guidées
  • Excursions à thèmes historiques
  • Participation aux animations communales (la société sera présente à toutes les fêtes des associations organisées à Grand-Couronne)

Le 22 janvier 1993, à l’assemblée générale, l’effectif était passé de 10 à 20 membres .

La première publication a eu lieu en décembre 1993. Il s’agit de l’Histoire des églises de Grand-Couronne dont le tirage, à 500 exemplaires est rapidement épuisé, 400 volumes ayant été vendus par souscription.

La première exposition, à l’Orangerie, prend place du 10 au 22 mai 1994. Elle s’intitule Rues et quartiers de Grand-Couronne hier et aujourd’hui. Elle attire 550 personnes. Elle sera suivie, du 14 au 27 novembre de la même année, de La tragédie et l’espoir. La deuxième guerre mondiale à Grand-Couronne qui reçoit 1 100 visiteurs dont 250 élèves.

L’activité était définitivement lancée. Le nombre des adhérents oscille chaque année entre 25 et 30. Y ont leur place aussi bien des professeurs de l’histoire (enseignants, archéologues) que des passionnés de leur ville, qui y apportent leurs compétences et leur disponibilités pour des tâches diverses : collecte des témoignages, recherche de documents et leur classement, saisies informatiques, mise en ordre des différends fonds, etc.

La Société d’Histoire de Grand-Couronne travaille en étroite liaison avec les services du patrimoine, des archives de la commune ainsi qu’avec la bibliothèque Boris Vian . Elle s’intéresse aussi à ce qui se passe à l’extérieur, entretient, par exemple, des correspondances avec des chercheurs alsaciens, espagnols, avec le musée de la dentelle de Calais. Elle apporte son soutien à l’association Panorama de Bonsecours dans sa défense du site de la Côte Sainte-Catherine.

Depuis l’été 1995 la ville a mis à sa disposition des locaux dans la Maison Anquetin, 23 rue Jean Jaurès, où se tient tous les vendredis après-midi une permanence assurée par des membres disponibles.

La Société se consacre toujours à la recherche et à l’enrichissement de documents divers qu’elle étudie, reproduit avec l’autorisation du prêteur à qui l’original est restitué. Aucun document n’est négligeable, même s’il ne semble pas présenter un grand intérêt :

  • photos de famille, cérémonies (mariages, communion par exemple), cartes postales, correspondance, factures, photos de maisons, fêtes, loisirs, sports, activités industrielles, portuaire, forestière, agricole,
  • documents officiels : papiers administratifs, cartes d’adhérents (sports, musique, syndicats, partis politiques, associations),
  • journaux .

Les ressources de la Société proviennent des cotisations et dons de ses membres, d’une subvention municipale annuelle, du produit de la vente de ses publications dont quelques unes peuvent recevoir des aides de collectivités territoriales.

Il paraît presque inutile de préciser que les plus solides liens de confiance, de solidarité, d’amitié soudent les membres de l’association qui n’oublient pas , de temps en temps, d’organiser des réunions internes empreintes de convivialité, autour d’un bon repas ou du traditionnel verre de l’amitié. Chacun, Couronnais ou non, peut bénéficier de cette atmosphère en adhérant à la Société d’Histoire pour une modique cotisation.

 

 

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